Accueillir un service civique en tiers-lieu
Retrouvez le replay de la visio, une synthèse des points clés, ainsi que la transcription complète de l’échange avec la DRAJES - Marine Fresno-Gaudin - et l’Association Nationale des Tiers-Lieux (ANTL) - Joséphine -.
La visio a présenté le cadre du Service Civique et les pistes concrètes pour les tiers-lieux.
Replay
https://video.laraffinerie.re/w/fa4yKPsvaxngfftSeGJ3Wr
Sont présents :
- Marine FRESNO-GAUDIN - Service du rectorat, pole education jeunesse vie associative. Pole service civique
- Joséphine - chargé de mission ANTL
- Guillaume Lung Tung - La Réunion des tiers-lieux
- Emilie Linkwang - Café domoun : partager et points de vigilance, perspective de renouveler
- Justine - Bwa de senteur : se pose la question de recruter des services civiques
- Jessia Damour - Kafet Familial : veut recruter
- Emmanuelle Ogire - Village connecté
Synthèse
Le Service Civique est un engagement volontaire de jeunes (16–25 ans, jusqu’à 30 ans si handicap) pour des missions d’intérêt général (solidarité, culture, environnement…), sur 6 à 8 mois en moyenne, à raison d’environ 24h/semaine.
Il repose sur des principes clés : complémentarité (pas de substitution à l’emploi), initiative des jeunes, accompagnement bienveillant, accessibilité à tous les profils.
👉 Un·e volontaire n’est ni salarié·e, ni stagiaire, ni bénévole :
- pas d’accueil seul au public,
- pas de responsabilité lourde,
- pas de fonctions support (compta, ménage, logistique, community management, encadrement).
Pour les structures (principalement des associations) :
- obligation de désigner un tuteur formé pour accompagner le·la volontaire dans son projet d’avenir (professionnel et projet de vie).
- de verser une contribution mensuelle de 114,85 € (budget à anticiper) au jeune.
Comment procéder
En plus de l’indemnisation et de l’accompagnement, l’accueil d’un Service Civique implique une charge administrative non compressible. En contrepartie la structure peut percevoir 100 € par mois pour le suivi administratif et l’accompagnement du·de la volontaire, ainsi qu’une aide unique de 160 € pour l’organisation des formations obligatoires.
Il faut également un agrément pour accueillir un jeune.
Trois modes pour accueillir un Service Civique :
- 1.Agrément collectif ANTL (Association nationale des tiers-lieux)
- prise en charge de l’administratif par l’ANTL
- Accompagnement plus spécifique aux réalités des tiers-lieux
- L’ANTL conserve 70 € sur les 100 € mensuels de l’État (gestion), et reverse 30 € à la structure
- Engagement plutôt sur le moyen terme (agrément 3 ans)
- 2.Intermédiation (ex. Unis-Cité, Mission Locale, etc.)
- Hébergement administratif par une plateforme
- prise en charge administrative, thématiques parfois spécifiques à la plateforme
- Les 100 € sont conservés en partie ou totalité par la plateforme (voir le guide d’intermédiation)
- Intéressant pour un premier accueil
- 3.Agrément en propre (déconseillé au début)
- Plus d’autonomie
- Plus de charge administrative
- Les associations (pas les collectivités) perçoivent les 100 €
⚠️ Non cumulable : une structure ne peut mobiliser qu’un seul type d’agrément à la fois.
Des référentiels de missions existent pour guider la conception des missions, sans être limitatifs. La rédaction des missions peut être accompagnée par l’organisme (ANTL ou intermédiation)
👉 Il est conseillé de passer soit par l’agrément collectif ANTL, soit par une plateforme d’intermédiation locale. L’ANTL aura une connaissance plus fine des tiers-lieux et de leurs spécificités, la pltaforme d’intermédiation locale aura une connaissance plus fine du territoire ou de sa thématique spécifique. Chaque structure porte aussi des valeurs et une logique de réseau : le choix de l’agrément dépend donc aussi de ce que vous souhaitez rejoindre.
Enfin, le Service Civique n’ouvre pas automatiquement vers l’emploi, mais il permet :
- d’acquérir des droits via le Compte d’Engagement Citoyen,
- d’envisager des parcours post-service civique (formations, engagement, emploi), à approfondir avec l’ANTL.
Spécificités environnement :
- Possibilités de financement complémentaires via les éco-organismes (textile, jouets, bricolage, etc.)
- Développement des Services Civiques “écologiques” (missions environnement / ODD), avec une dynamique spécifique (et prioritaire) à La Réunion. Cela ouvre à une formation spécifique à l’écologie.
Indemnisation du/de la volontaire
- 504,98 € / mois versés par l’État,
- 114,85 € / mois versés par la structure d’accueil.
Une bourse complémentaire de 114,95 € / mois peut s’ajouter sur critères sociaux
Contacts & ressources clés :
- le mail de Joséphine, chargé de mission Service civique à l’ANTL :
service.civique@tiers-lieux.fr - En savoir plus ou s’inscrire à l’agrément collectif tiers-lieux : https://tiers-lieux.fr/service-civique/
- Le référentiel de missions Service Civique : https://www.service-civique.gouv.fr/api/media/assets/document/referentiel-de-mission--service-civique.pdf
- Le pôle de coordination du Service Civique à La Réunion, porté par Unis-Cité, propose une newsletter mensuelle sur les actualités nationales et locales du Service Civique - pour s'inscrire : https://www.servicecivique.re/
- Vous trouverez également de nombreux outils et ressources concernant le Service Civique sur le padlet du Pôle : https://padlet.com/coordinationSC974/livret-de-bonnes-pratiques-b9ypj2e7rbdx27g
- Les filieres REP (eco-organisme) à La Réunion : https://dechets-rep.re/
- Guide intermédiation à La Réunion https://servicecivique.re/guide-de-lintermediation-du-service-civique-a-la-reunion
- Documentation contributive nationale https://movilab.org/wiki/Service_Civique_en_tiers-lieux
Transcription complète
Donc Marine Fresno-Gaudin. Alors moi, je suis conseillère jeunesse à la DRAJES. Donc, c'est la délégation régionale académique à la jeunesse, à l'engagement et au sport. Anciennement DJSCS , ça vous parlera peut-être un peu plus. Donc on porte les politiques publiques de jeunesse, d'engagement, de vie associative, de sport. On est en service du rectorat. Mais on intervient sous l'autorité du préfet sur certains dossiers, dont par exemple le service civique, mais pas que. Il y a un pôle Sport et un pôle jeunesse, éducation populaire et vie associative, dont je fais partie. Et moi plus spécifiquement, dont je fais partie de l'unité service civique. Et donc, effectivement, sous l'autorité de monsieur le préfet, on déploie le service civique au niveau du territoire régional.
Est-ce que ça vous parait clair niveau DRAJES ?
Ok, de toute façon, si jamais vous voulez vous renseigner un peu plus sur les missions de la DRAJES, y a un article dédié sur le site du rectorat, on peut être amené à vous rencontrer par ailleurs, vous connaissez peut-être mon collègue Benoît Morel, qui est délégué départemental à la vie associative. Voilà globalement.
Donc, pour revenir au sujet qui nous concerne, je vais faire un petit partage d'écran. Donc l'engagement de service civique. Donc créé par la loi du dix mars 2010, relative au service civique. Donc, si vous faites le calcul, effectivement, ça fait quinze ans que le dispositif existe. Donc c'est un dispositif encore relativement récent au final. Volontairement aujourd'hui, je me concentre sur l'engagement de service civique, qui est ce qu'on appelle classiquement le service civique, mais qui a d'autres déclinaisons. Qui sont le volontariat associatif et le volontariat de service civique, qui est propre aux outre-mer, mais que aujourd'hui, je ne développerai pas parce que c'est pas forcément ce que vous êtes venu chercher et ça n'est pas le même fonctionnement que l'engagement de service civique.
Donc pour que vous ayez quand même une notion des principes du service civique : ce dispositif est régi par le code du service national. Qui prévoit que le service civique a pour objet de renforcer la cohésion nationale et la mixité sociale et offre à toute personne volontaire l'opportunité de servir les valeurs de la république et de s'engager en faveur d'un projet collectif. En effectuant une mission d'intérêt général en France ou à l'étranger auprès d'une personne morale agréée.
Bon voilà, je vous ai juste mis cet article parce que, concrètement, il rassemble le plus important, à savoir sur le service civique. De la même manière le dispositif est construit autour de huit principes fondamentaux, dont ne veut pas forcément les détailler, mais si vous avez des questions, je peux y répondre, mais je vous les ai remises ici.
Voilà, je vous disais, c'est un dispositif qui est construit autour de huit principes. Encore une fois, ce sont des missions d'intérêt général. Où les jeunes vont expérimenter. Et s'interroger aussi sur leur rôle en tant que citoyen. Mais voir aussi des engagements citoyens autour d’eux, autour du bénévolat, autour d'agents de la fonction publique. Dans une démarche de mixité. Donc, effectivement, les missions doivent être accessible à tous les jeunes, peu importe leur parcours, leurs, leurs diplômes, leurs connaissances, leurs compétences. Je le dis souvent comme ça, ça peut paraître contre-intuitif, mais pour reprendre le slogan de Macdo c’est un peu, venez comme vous êtes au niveau du service civique. Dans une démarche également d'accessibilité. Encore une fois l'idée c’est qu’il n’y ait pas de barrières à l'accès au service civique. De se dire: ben voilà, un jeune- je prends n'importe quel exemple- mais un jeune qui n'a jamais été dans le domaine sportif, qui n'est pas un sportif, etc. peut tout à fait bien faire une mission dans un club parce que il a envie de développer le sport féminin, par exemple ce type de situation.
Le principe sur lequel nous c'est notre rôle d'être encore plus vigilant, c'est le principe de complémentarité. Les missions de service civique doit s'inscrire en complémentarité des actions des agents, des salariés des structures. Mais également des bénévoles. Donc, concrètement, les missions ne viennent pas répondre à des besoins en termes de ressources humaines. Si vous avez des besoins en termes de ressources humaines- et je comprends que vous en avez, on est aussi conscient de cette réalité- il ne faut pas s'orienter vers le service civique. Puisque sinon vous allez être hors cadre. Les missions des volontaires elles viennent ajouter en plus, elles viennent développer des choses qui existent déjà, mais sous différents angles. Aller peut-être faire des recherches thématiques, aller chercher de nouveaux publics. Mais voilà, je vous prends des exemples très concrets, parce qu'en général ça parle plus. Mais voilà le volontaire, il vient pas faire le ménage, il va pas faire la compta. Il n'est pas un agent d'accueil. Il n'est pas là pour faire de l'encadrement. Ça peut pas être sa responsabilité. Je prends un petit peu les exemples extrêmes et on peut détailler si besoin.
Le principe d'initiative, parce que l'idée, c'est pas de dire: voilà, tu t'installes à ce bureau et tu vas faire ça, ça, ça. L'idée, c'est de rendre les jeunes acteurs de leur mission. Donc que eux soit force de proposition sur les missions qu’ils vont porter et puis puissent vous faire des propositions d'outils et de projets et d'actions.
Donc le principe d'accompagnement bienveillant. L'idée, c'est que ce sont des jeunes qui n'ont potentiellement jamais été dans un contexte professionnel, même si, eux, ils sont pas dans une démarche professionnelle sur le service civique. Donc, pour vous prendre un exemple, les écrits par mail, arriver à l’heure. Voilà, potentiellement, ça peut être des choses qui ne sont pas forcément évidentes pour eux. En tout cas, il faut leur expliquer, les accompagner sur ces réflexions.
Et dernièrement, le respect du statut. Donc, c'est ce que je vous expliquais. Le service civique, il intervient en complémentarité. Donc, il n'a pas un rôle d'employé, de stagiaire, il n'a pas un rôle de bénévole, mais bien un statut de volontaire qui est propre à ce dispositif.
Je passe à la slide 2
Donc concrètement comment ça fonctionne. Donc, ce sont des contrats de six à douze mois. Actuellement et depuis plusieurs années, on est sur une moyenne de huit mois de mission. Donc, nous, on peut pas se prononcer sur des missions au-delà de 8 mois. Tout ce qui va être sur douze mois ça va souvent être des missions, notamment à l'international, parce que y a un temps de préparation et un temps de débriefing aussi au retour. Et donc sur vingt quatre heures minimum par semaine. L'idée, c'est de rester un peu autour de ces 24h, parce que sur les contrats vous pouvez créer des contrats entre vingt-quatre et trente cinq heures. L'idée, c'est de rester autour du vingt-quatre heures pour laisser la place à un jeune six s'il est en étude ou s'il souhaite avoir un petit boulot à côté. Même si l'envie de faire autre chose du bénévolat, peu importe, en tout - cas de lui laisser de l'espace à côté. Comme c'est indiqué, un jeune ne peut faire qu'une seule mission d'engagement au cours de son parcours. Donc l'idée, c'est de les accompagner à bien choisir la thématique sur laquelle ils vont s'engager, puisque ils ne pourront pas en refaire une. Comme j'indiquais ce sont des missions d'intérêt général au service de tous ce qui me permet de faire le lien avec le principe de complémentarité, c'est-à-dire le l'intervention du volontaire ne doit pas bénéficier que à la structure, mais bien avoir un impact sur un public extérieur. Comme je l'indiquais également: c'est régi par le code du service national, ce n'est pas régi par le code du travail. Donc, toute la réflexion: employeurs, salariés, salaires, contrat de travail ne va pas s'appliquer sur le service civique. Ca demande quand même un petit changement de regard - et j'en ai bien conscience, ce n'est pas forcément évident à première vue - mais il y a aussi des formations pour accompagner les structures à la bonne compréhension et la bonne prise en main du dispositif.
Donc, c'est pour les 16-25. Donc, il est possible d'accueillir des mineurs à partir de de seize ans. Et jusqu'à trente ans pour les personnes en situation de handicap. Donc auprès d'une structure bénéficiant d'un agrément. Toutes les structures ne peuvent pas accueillir de volontaire. Par exemple les entreprises ne peuvent pas, sauf certains types très spécifiques d'entreprises, mais en principe ne peuvent pas accueillir de volontaires. Donc, on va les retrouver principalement au niveau des associations, des collectivités, des services de l'état ou des établissements publics, sachant que, effectivement, la majorité des volontaires sont en mission auprès des associations.
Et pour des SCIC ? (sociétés coopératives)
Là il faudrait que je revois, parce que c'est très spécifique. Je crois qu'après ça se joue au niveau des statuts, si c'est une démarche d'intérêt général. Ça, après, ça se joue à la lecture, en fait, du dossier au global. Mais effectivement c'est vraiment au cas par cas.
Donc, voilà au niveau des thématiques, mais je vous les lis pas, elles sont marquées à l'écran et tout ça, donc tout ce que je lui dis, c'est disponible sur le site du service civique, mais on ne peut pas faire des missions sur n'importe quelle thématique : vous avez solidarité, culture, etc une liste assez spécifique de thématiques.
Donc, au niveau des droits des volontaires, d'abord, un accompagnement tout au long de la mission par un tuteur qui doit être formé. Donc le tuteur. Il a deux grands rôles dans l'accompagnement du volontaire, à la fois la réalisation quotidienne de la mission. Donc concrètement, par exemple, toutes les semaines, on se fait un point sur l'évolution des missions. Je réponds à ses questions au fil de l'eau. Je l'oriente vers les partenaires idoines, etc. Ça, c'est la plus grosse partie d'intervention du tuteur, mais il y a aussi tout un pan de réflexion sur le projet d'avenir. Concrètement, il faut accompagner le volontaire du moment où il rentre dans la structure jusqu'à la fin de sa mission, pour savoir vers quoi il s'oriente. J'attire votre attention sur le fait que projet d'avenir, ça ne veut pas dire uniquement projet professionnel. Alors pour beaucoup, bien sûr oui, parce qu'ils sont aussi à un âge où on est sur ce type de réflexion là, mais ça peut être aussi un projet de vie, ça peut être “j'ai envie de passer mon permis, j’ai envie de faire le tour du monde, j’ai envie de créer une asso”... Voilà, c'est vraiment regarder la chose de manière très large et de de s'adapter en fait à chaque profil de volontaires. Mais bien sûr, ça peut être aussi l'aider à trouver une formation, à lui ouvrir votre réseau pour qu'il trouve un travail … ce type d’élément.
Donc la formation civique et citoyenne, c'est la formation qui est obligatoire pour les volontaires. Donc, elle est en deux parties, d'abord, il y a la formation aux premiers secours. C'est le cadrage national. Nous on n'a pas de visibilité là dessus. En tout cas, c'est une journée de formation sur les premiers secours. Et également une formation qui là est vraiment propre au service civique, qui est donc sur une partie théorique où pendant deux jours les jeunes vont être au contact d'autres volontaires, sur différentes thématiques, mais qui tourneront quand même souvent, sur des enjeux de société, sur des thématiques de citoyenneté et d'engagement. Ça peut être aussi sur les objectifs du développement durable, c’est extrêmement large, mais l'idée, c'est aussi de sensibiliser les jeunes sur certaine thématiques et de leur permettre d'en débattre, de s'exprimer, etc. Ce n'est pas un retour à l'école là-dessus, c'est souvent une peur des jeunes et il faut aussi pouvoir les accompagner pour qu'ils comprennent bien ce qu'ils vont faire pendant deux jours. Et le moins possible qu’ils y allent à reculons. Ce sont des missions qui sont indemnisées. Donc il y a deux parties à cette indemnité. Il y a une partie qui est versée par l'Etat directement via l'agence des services et paiement sur le compte du volontaire. Donc ça, ça ne transite pas par vous. Et il y a une partie qui est versée - là ca vous concerne - par l'organisme d'accueil. Donc, ça a été revalorisé en janvier 2024, ce que vous “vous devriez” au volontaire, c’est 114,85€ par mois, et par volontaire. Ca, effectivement, c'est vraiment des choses à budgéter bien en amont de l'accueil des volontaires, pour être sûr que sur les huit mois de mission, on aura bien cette enveloppe à pouvoir verser au volontaire. Également sur des jeunes qui seraient issus d'un foyer RSA, ou étudiants boursiers sur les plus hauts échelons, ils peuvent bénéficier d'une bourse sur critères sociaux, qui vient s'ajouter à la partie Etat. Donc, ça, ça ne vous concerne pas, mais ça en terme de versement. Par contre, au moment de la création des contrats, il faudra poser la question au jeune : “est-ce que tu es issu d'un foyer RSA ou est ce que tu es étudiant boursier sur les plus hauts échelons”. Il faudra joindre les justificatifs ce qui leur permettra de toucher en plus 114,95€. Donc ça, c'est vraiment des conversations à avoir avant la création du compte. Donc, vous voyez que l'engagement de service civique pour un jeune, ça lui permet d'avoir une indemnité entre 619,83€ et 734,78€. Donc, vous voyez qu'on peut pas vivre avec cette indemnité, donc l'idée c'est vraiment d'échanger avec eux. Justement sur : Est-ce que tu seras en mesure de subvenir à tes besoins. Enfin, voilà, c'est pas forcement de rentrer dans la vie du jeune, en tout cas l'amener à se questionner pour qu'il ait bien conscience, et pas qu’il s'engage sur du service civique et que ça se mette en déséquilibre, justement, son équilibre financier à lui ou elle.
Alors je vous ai mis un exemple de mission. C'est peut-être pas forcément plus adapté aux tiers-lieux, mais dans le référentiel de mission, j'ai pas trouvé de mission spécifique tiers-lieu et, de toute façon, je pense que je vais passer vite dessus, puisque l'objet, c'est quand même de pouvoir présenter le catalogue de l'ANTL (association Nationale des tiers-lieux). C'était juste pour vous mettre un exemple de mission qui pourrait peut-être se rapprocher un petit peu de vos types d'activités.
Donc la mission: développer le lien social dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Mais ça peut se transposer sur les zones rurales. Donc, aller à la rencontre des habitants, les aider à faire remonter leurs besoins auprès des institutions. Repérer et faire du lien entre les initiatives locales et associatives ou des habitants. Favoriser, participer à l'organisation de rencontres entre les habitants du quartier, donc aussi pour créer du lien au niveau du quartier même. Et soutenir l'accompagnement d'habitants ou de groupes d'habitants dans la mise en œuvre, par exemple, de projets vacances, de la construction d'actions visant à rendre leur quotidien solidaire. C’est rédigé de manière très large, puisque après il faut vraiment l'adapter à chaque réalité associative et de quartier, mais c'est pour donner un exemple de ce qui peut être fait dans le cadre du service civique. De toute façon, il y a un référentiel de de mission. Je vous le mettrai dans la discussion. Que vous pourrez aller consulter pour voir un petit peu tout ce qui peut être fait sur service civique, sachant que ce référentiel, il est pas limitatif. Donc, en fait, c'est plutôt pour vous aiguiller un petit peu sur ce qu'on peut faire en termes de missions. Mais après, chaque dossier est étudié et adapté en fonction, encore une fois, de la structure.
Alors des points de vigilance il y en a tellement, je ne sais pas si vous allez arriver à lire. Certains qui se recoupent, mais sur des premiers accueils de volontaires on fait vraiment attention à bien vous faire prendre conscience de ce qui ne rentre pas dans le cadre du service civique puisque on a des sujets de substitution à l'emploi, et donc c'est pas du tout l'objectif. Ni pour vous, ni pour les jeunes, ni pour le dispositif en lui-même. Donc, ce ne sont pas des travailleurs ou des médiateurs sociaux, ils n'ont pas vocation à prendre la place de, d'un agent, par exemple qui serait parti, d'un salarié que vous pouvez pas remplacer. Donc, il ne peut pas prendre de décisions qui risquerait d'entraîner des conséquences lourdes en cas d'erreur d'appréciation. Donc, pareil en est des notions de responsabilité. On peut pas mettre une forte responsabilité sur sur les épaules d'un volontaire, en tout cas dans le cas d'un engagement de service civique. Donc les volontaires sont jamais seuls dans des situations qui pourraient être dangereuses pour lui et pour le public accompagné. J'ai envie de vous dire: il doit jamais être dans une situation de danger, même accompagné, idéalement. Mais effectivement, notamment quand on est au contact de public, alors ça va peut-être être moins votre environnement. Mais je vous prends un exemple, par exemple, sur des jeunes qui sont dans une administration sur l'accompagnement à la prise en main des outils numériques. Ils peuvent se retrouver face à des usagers qui sont en colère, sur des des dossiers individuels. Effectivement, il faut pas que le volontaire soit le réceptacle de cette frustration ou de cette de cette colère. Donc, il ne remplit pas les fonctions d'un agent d'accueil. Il n'assure pas le traitement des dossiers en guichet. Alors je l'ai mis parce que je pense que peut-être, il peut y avoir ça aussi au niveau des tiers-lieux. Par exemple, sur tout ce qui va être un colis alimentaire, le volontaire ne va pas faire d'étude d’un dossier de demande, d'orientations, d'avis. Ca doit vraiment rester le travail des professionnels. Donc il ne remplace pas les salariés ou les agents absents, en congés, etc.
Sur les festival aussi, ou événement culturel : Il n’est pas en charge de l'organisation logistique. Bien sûr, il peut contribuer à aller faire de la promotion auprès des habitants, organiser un petit atelier, mais il n’est pas “en charge de”. Pareil au niveau de la communication. On ne va pas retrouver des volontaires qui sont, “chargés de com ou community manager”. Ils peuvent contribuer, ils peuvent prendre des photos, faire des propositions pour les publier en lien avec leur mission. Mais ils ne sont pas “en charge de”.
Et donc le dernier point: comment accueillir des volontaires. Vous avez différentes options.
- La première est ce dont on va parler juste après : la mobilisation d'un agrément collectif dont vous faites déjà partie et dont vous êtes potentiellement bénéficiaire. Donc l'association nationale des des tiers-lieux, c'est-à-dire une structure qui a un agrément et qui vous a listé dans la liste des structures qui peuvent bénéficier de cet agrément. Donc si vous, si vous pouvez bénéficier d'un agrément collectif, de toute façon, on ne pourra pas vous délivrer d'agrément, il faudra passer par cet agrément collectif.
- La deuxième option, parce que il faut quand même que vous ayez les informations sur les différentes options. Donc la mobilisation d'une plateforme d'intermédiation. Les plateformes d'intermédiation ce sont des structures, généralement des associations qui ont un agrément au titre du service civique et qui ont le droit de manière administrative, de mettre à disposition cet agrément. Donc, je vous donne un exemple - ce n’est pas le cas mais un exemple - si La réunion des tiers lieux avait un agrément de service civique et qu'elle avait l'autorisation, elle pourrait mettre à disposition des volontaires auprès de Bwa de senteur ou de Village connecté. C'est souvent une une option que j'invite les structures qui sont sur un premier accueil à envisager, parce que la plateforme d'intermédiation va prendre en charge toute la partie administrative de l'accueil d'un volontaire et sur un premier accueil, c'est non négligeable, parce que vous devez déjà vous habituer à un nouveau fonctionnement, un nouveau dispositif, à accompagner un jeune qui demande un temps incompressible d'accompagnement, pour tout un tas de raisons. Et du coup, ça ça vous décharge, en fait de cette charge administrative.
- Et donc la dernière option, c'est de déposer une demande d'agrément en propre sur le site du service civique. Et, au niveau local, ce sera reçu par notre service. Au niveau national, ce sera reçu par l'agence du service civique. De toute façon, si vous déposez une demande d'agrément en propre, vous serez en contact avec notre service, puisque c'est nous qui étudions les demandes pour pour monsieur le préfet.
Joséphine - ANTL - pour l'agrément collectif de L’association nationale des tiers-lieux.
Justement ça fait une bonne transition cette dernière slide sur ce dont je vais vous parler aujourd'hui. Donc, moi je suis au sein de l'association nationale des tiers lieux je suis chargé de mission service civique. Donc pour rappel l'association nationale des tiers-lieux, c'est une asso qui réunit des tiers lieux sur le territoire autour de la volonté démarche tiers-lieu. L'association elle se définit un peu comme un réseau citoyen pour relier, soutenir, renforcer les tiers lieux. L'idée c’est de faire grandir tous ces lieux existants et qui font qui font société ensemble, il y a vraiment une dynamique de coopération. Et justement à l'association, on porte cet agrément collectif: service civique en tiers-lieu. En principe donc, comme le disait Marine, les organismes si ils veulent accueillir des jeunes en service civique, doivent obtenir cet agrément de l’agence service civique. Nous, ce qu'on propose en fait de passer par notre agrément collectif pour pouvoir accueillir plus facilement des volontaires. Donc, l'idée, c'est vraiment de pouvoir garantir un accompagnement de qualité pour les volontaires sur ses missions d'intérêt général, tout en renforçant un peu les équipes projets au sein des tiers-lieux. Donc ça vous permet vraiment de gagner du temps sur la partie administrative et financière. Et nous, c'est un temps qu’on va prendre en charge au sein de l’association à travers l’agrément.
Concrètement, en fait, ça va permettre déjà à des jeunes volontaires de pouvoir s'engager sur des missions qui sont porteuses de sens, de pouvoir vous rejoindre aussi un réseau national de tiers lieux. Là, on un peu plus de cent structures qui sont actives quotidiennement sur des missions de service civique. Au total, on est à un peu plus de cent vingt structures, mais plutôt une centaine pour vraiment les structures plus actives. Et donc il y vraiment l'intérêt de faciliter vos démarches administratives et financières. Il y a aussi l'idée de développer ensemble la spécificité du service civique en tiers-lieu. Nous, comme on est spécialisé sur les tiers lieux, on peut vraiment vous accompagner sur des questions propres, spécifiques à vos lieux. Donc ça peut être aussi un intérêt pour vous. Pourquoi je parle de spécificité? parce que les tiers-lieux, on le sait, c'est des lieux qui sont vraiment polymorphes, avec des visages très variés. Donc, les missions en place, elle vont être aussi assez variées. Ce que disait aussi Marine en parlant du catalogue des missions. Donc, d'ailleurs, au sein de cet agrément, nous, on a pu définir un certain nombre de missions, qui ont déjà un peu été listées. C’est un référentiel pour vous aider. Par exemple : Pour tout ce qui est culture et loisirs. Ça va être de contribuer à l'organisation d'événements culturels. Ça peut être des missions d'éducation avec, par exemple, l'accompagnement d'usagers dans des repair café ou des fablab. Si ce sont des notions qui vous parlent. Et après, c'est très vaste. Aussi, par exemple, un tiers-lieu qui avait une mission de mémoire et citoyenneté. En fait, c'est dans une ancienne école. L'idée, c'était d'avoir un service civique qui faisait des expositions un peu au sein de l'ancienne école pour raconter ce qui se passait dans cette école, en faisant intervenir des anciens professeurs, des anciens élèves, qui avaient partagé un peu l'histoire de ce lieu là. Et depuis récemment y a aussi en une nouvelle mission. Alors là c'est une mission dont je pourrais pas vraiment vous parler en détail. Je pourrais vous donner des ressources si jamais ça vous intéresse. Comme moi, je viens d'arriver dans l'association. J'ai pas encore toutes les clés, d'ailleurs, dans cette réunion, n'hésitez pas, si vous avez des questions, je pourrais tout à fait répondre par mail plus tard si j'ai pas les réponses aujourd'hui. Cette dernière mission c’est solidarité- seniors. C'est une mission spécifique de lutte contre l'isolement social, pour favoriser l'autonomie des personnes âgées. Donc il y a un partenariat avec une structure qui s'appelle SCSS. Et nous, et nous, on va vraiment prendre en charge la partie plutôt administrative, financière, mais SCSS propose des formations spécifiques sur ces sujets de lutte contre l'isolement social des personnes âgées. Donc, ça peut être aussi un type de mission à proposer selon les usages de vos lieux.
Notre but aussi, c'est vraiment de pouvoir vous outiller. Donc moi particulièrement, en tant que changé de mission service civique, mon but, ça va être de vous conseiller sur la rédaction des offres, sur le bon déroulement du service civique. On a une boîte à outils qu'on met à disposition avec un tuteur.
Avec l'agrément, comment ça fonctionne, c'est que l'agence du service civique va verser les 100€ par mois et par jeune aux structures d'accueil. Normalement, c'est comme ça que ça fonctionne. Avec l'agrément: l'agence va directement passer par nous. En fait, l'agrément collectif repose en partie sur cette indemnisation pour fonctionner. Le but c’est que nous on récupère cette indemnisation. On prélève une partie d'indemnisation, ce qui nous permet de consacrer donc le temps, avec des moyens, à cette gestion administrative et financière. C'est pour ça que Marine parlait un peu de l'intérêt pour surtout une première mission d'accueil, vous ca vous permet de vous soulager un peu sur l'accompagnement, sur les questions que vous pourriez avoir, les aspects administratifs et financiers. Nous on s'occupe par exemple de l'édition du contrat, de suivre un peu si vous avez bien fait la formation tuteur, si le service civique a bien fait les deux autres formations. Également, si le bilan nominatif de formation a bien été fait. il y a un bilan à faire en fin de mission entre le tuteur et le service civique.
Voilà donc concrètement, il y a ces 100€ / mois qui sont versés à l'ANTL. Nous, on en prélève 70%. Donc, en fait ça va être 70€ par mois sur les 100€ euros par mois, et après, vous nous facturez les 30€ / mois restants et on vous les rend sur facture.
Avec également les primes pour les deux formations payantes du service civique.
Je pense pas avoir d'autres choses à ajouter pour le moment. Après, bien sûr, n'hésitez pas à m’envoyer des questions par email. Je vais mettremon email dans le chat si vous en avez.
Concrètement après, si ça vous intéresse d'en savoir plus, ou en tout cas d’avoir plus d'infos ou rejoindre l'agrément, ça se passe vraiment directement sur le site internet de l’Association nationale des tiers lieux. On a un nouveau site qui vient d'être mis en ligne, d'ailleurs en début de semaine. N'hésitez pas à aller voir. On a pas mal de ressources sur les tiers lieux et il y a une page spécifique Service civique. Vous pouvez remplir un formulaire d'inscription pour l'agrément. Après nous revient vers vous pour voir déjà si vous êtes éligible. Mais, à partir du moment où vous avez le statut associatif l'égibilité est de mise. Et nous après on vous accompagne sur les démarches d'inscription, sur la suite pour accueillir un jeune.
Est-ce que vous y voyez un intérêt déjà vu là, comme ça, pour ceux qui accueillent déjà ou qui souhaitent accueillir.
Justine : du coup, là déjà ça d'avoir revu la slide avec tout ce que un service civique ne doit pas faire, etc. Ça limite un peu ce qu'on avait imaginé. Du coup déjà, on va peut-être en rediscuter pour voir si c'est vraiment ce qui est recherché ou pas. En tout cas je ne connaissais pas l'agrément collectif, du coup çà c’est bien. Et en effet tout est bien expliqué aussi sur le site, etc. Parce que j'ai pas très bien compris pour les 70€ par mois sur les 100€.
Joséphine : je peux vous re-expliquer un peu plus simplement, sur le site je pense pas qu'on ait d'explication précise de ça. En fait, c'est vraiment que normalement, en tant que structure d'accueil d'un service civique, vous recevez une prime de 100€ par mois, en tant que tuteur pour le suivi administratif et la gestion de ce service civique. Donc il y a ces 100€ là par mois. Après: vous avez aussi les 160€ qui correspondent aux deux autres formations qui sont payantes : la formation premiers secours et la formation vie citoyenne. Nous, ce qu'on propose, c'est de prélever les 70% sur la prime de tuteur de 100€ par mois pour assurer la gestion administrative, le suivi, l'accompagnement du jeune ou vous accompagner, vous, si vous avez des questions précises. Et du coup, c'est 70% sur cette prime de 100€ par mois. Donc, c'est en gros 70€ par mois. Et nous on, comme on reçoit l'argent directement, c'est vous qui nous factureé le reste (30€). On récupère juste votre facture et on vous envoie la somme due. En fait, ça transit vraiment par nous directement, et l'argent ne va pas directement chez vous, ça transite par nous comme intermédiaire.
Emilie : Les 100€, peu importe la convention, peu importe l’agrément, c'est l'état du coup, dans le cadre des services civiques, qui verse 100€ par structure accueillante ?
Marine Fresno Gaudin : Oui et non Sur les organismes sans but lucratif: oui. Sur les collectivités: non. Chez vous plutôt oui, si vous êtes sur le format associatif. Mais je crois que, tout à l’heure une personne disait que elle relevait d'une collectivité : Village connecté, c'est ça? Voilà donc sur un agrément qui serait en propre la collectivité ne bénéficierait pas des 100€. Pour revenir effectivement la dessus, je ne suis pas forcément rentreér dans le détail de tout l'aspect financier, parce que ça ne demanderait un petit peu plus de temps. Mais les 100€ ne sont versés aux organismes sans but lucratif que sur les agréments en propre. Si vous demandez votre agrément à vous. En passant par un agrément collectif, il y a différentes options qui peuvent être retenues par les organismes porteurs : ça peut être le reversement complet, ça peut être le reversement partiel ou ça peut être l'organisme qui garde tout au titre du temps administratif qui est consacré et je je reviens dessus- le temps administratif - il n'est pas insurmontable, mais est incompressible. Donc voilà, c'est des éléments à avoir en tête.
Marine : Pour revenir sur la question sur les formation (de Justine), effectivement, la formation des tuteurs va, comme la formation des volontaires, être obligatoire, c'est à minima une journée et demi de formation. Soit avant l'accueil des volontaires, soit le plus tôt possible en début de mission. Bien sûr les formations sont gratuites. On appelle ça par défaut des formations tuteurs. Parce que l'obligation, elle est pour les tuteurs. Néanmoins, en réalité, elle s'appelle formation des organismes d'accueil et, en fait, elles sont accessibles à toute l'équipe d'accueil. Donc, si vous avez envie de faire former tous les membres de l'équipe d'accueil, parce qu’ils sont, au quotidien, au contact du volontaire, ca leur est accessible sur la base simplement du numéro d'agrément, soit votre agrément propre, soit l'agrément national, soit l'agrément de l'intermédiation.
Marine : Un dernier point. Il n'est pas possible de cumuler deux types d'agrément. Ça j'aurais peut-être dû préciser, d'ailleurs, dans le déroulé. Mais soit vous avez un agrément collectif, soit vous mobilisez l'intermédiation, soit vous avez un agrément propre. De toute façon, imaginons que vous vous mobilisez l'agrément de l’ANTL, si demain, vous voulez passer par une plateforme d'intermédiation, on va voir que votre numéro siret, il est déjà répertorié et vous pourrez pas créer le contrat.
Il vaut mieux le savoir avant de s'engager sur des projets qui ne pourraient pas voir le jour. On vient de recevoir un message comme quoi, à partir du premier janvier, ce sera complètement bloqué.
Guillaume : si on l'a déjà fait par une plateforme d'intermédiation, on ne peut pas passer sur l'agrément collectif. C'est ça que ça veut dire ?
Marine : Si, en fait, c'est surtout au niveau de l'agrément collectif, puisque en fait sur l'intermédiation votre numéro de siret sera rentré mais que sur la période du contrat du volontaire ou des volontaires. Après vous êtes libre. Mais sur l'agrément collectif effectivement si vous êtes répertorié dans la liste des organismes bénéficiaires de l’agrément collectif, vous pourrez ni créer un contrat par l'intermédiation, ni faire votre demande d'agrément en propre.
Si par exemple, cette année, vous accueillez des volontaires sur l'intermédiation et qu'à l'issue, vous avez envie finalement de mobiliser l’agrément ANTL, c'est possible. C'est vraiment juste une question de temporalité et de pas en même temps mobiliser plusieurs agréments.
Guillaume : Oui. Alors, juste pour être sûr, si on passe par agrément collectif, cette année par exemple en 2026, alors en 2027 on peut repasser sur un autre mode, on peut sortir de l'agrément collectif ou c'est définitif ?
Marine : Ah oui, une fois que vous êtes intégré à l'agrément, vous êtes intégré à l'agrément sur toute sa durée, c'est-à-dire trois ans. L'agrément service civique il est valable 3 ans. Mais vous pouvez rentrer une année et l'année suivante demander à l’ANTL, si vous voulez plus mobiliser leur agrément, d'être retiré de leur liste, c’est un peu plus complexe, si vous voulez passer par l'ANTL, il faut être bien sûr de votre projet et que ça s'inscrit potentiellement sur du moyen terme.
Emilie : Moi, j'avais deux sujets que j'aurais voulu aborder, donc un très rapide de retour d'expérience ou, en tout cas, juste pour dire aux tiers-lieux, si ils ont envie d'échanger, que c'est possible avec nous. Donc, nous, on est passé par Uni-cités pour leur agrément. Du coup, on a une obligation de prendre deux services civiques en même temps. On les a pris pour huit mois. Avec différentes missions et sur le financement de ces services civiques. En fait, c'est via un éco-organisme. Donc, en fait, on a conventionné avec l'éco-organisme riffs et chen, qui est, du coup, l'éco-organisme en lien avec tout ce qui est textile, linge de maison, chaussures, et, du coup, le fait d'être point de collecte de cet organisme et d'organiser des événements de sensibilisation et des ateliers citoyens en lien avec ce sujet, nous permet d'avoir un financement qui est quand même assez conséquent et qui nous permet, du coup, de financer deux cent trente euros par mois les services civiques en question. Voilà, je pense que ça peut être mobilisable par d'autres Tiers-lieux de l’île. Avec cette éco organisme là où avec d'autres. Ça peut être sur le textile, mais ça peut être aussi sur les jouets, sur le bricolage, sur le matériel de la maison, ameublement, etc. Les représentants des éco-organismes à la réunion sont plutôt en recherche de lieux et de partenaires. Donc faut pas hésiter à aller voir ça.
Et je voulais parler également aussi des services civiques écologiques. La DRAJES à la réunion porte aussi ce sujet. J’ai pas mal échangé avec Léa Lattra et Valérie Germain Payet sur ces sujets et je pense que il y a moyen de faire un peu plus de lien entre La réunion des tiers lieux et les services civiques écologique. C'est en gros des services civiques classiques, mais qui vont avoir également une formation supplémentaire sur des enjeux environnementaux. Les structures qui ont des agréments ont des services écologiques a écouler. Et donc voilà, faut pas hésiter à aller chercher aussi la dedans. J'ai cru comprendre probablement une bonne centaine de jeunes qui pourraient se positionner sur ces missions là, et donc, je pense que les tiers-lieux pourraient en bénéficier. Mais du coup, je laisse Marine compléter.
Marine : Vous faites bien de faire le lien, encore une fois j'ai voulu resserrer le propos, mais le service civique on pourrait en parler des heures, il y a matière. Alors, le service écologie, tout simplement, j'ai envie de dire: ça existe depuis la création du service civique, puisque, en fait, c'est toute la mission qui relève de la thématique environnement. Et donc, en fait, c'est une sorte de label qui a été créé l'année dernière qui regroupe à la fois des missions environnement mais aussi des missions qui, plus largement, peuvent se rattacher un peu aux ODD (objectifs de développement durable). Ca peut être sur la mobilité, le recyclage des vêtements, etc. c'est très large.
Donc, dans le cadre du lancement de cette démarche, qui effectivement fait partie de nos priorités au niveau de l'agence, certains territoires ont été retenus au titre d'une expérimentation territoriale. Donc, on a eu la chance d'être retenue en tant que territoire d'expérimentation sur des thématiques distinctes. Donc, à La Réunion, c'est la prévention des risques et la protection de la biodiversité. Et donc, on a eu la chance d'avoir un financement qui a permis de financer une structure qui anime justement le réseau des structures qui font du service civique écologique. Et qui donc à terme devrait pouvoir proposer des formations spécifiques pour les jeunes engagés sur du service civique écologique. Pour contextualiser encore davantage, je prends un peu de recul et là, je vous parle du service civique en général. Je pense que vous n'êtes pas sans ignorer le contexte budgétaire institutionnel actuel, qui a cette année concerné également le service civique, puisque on a eu aussi une réduction de nos objectifs au niveau des contrats des volontaires. On n'a pas d'informations officielles, mais les perspectives semblent relativement similaires sur sur l'année prochaine. Donc, on ne va pas forcément être sur une phase d'expansion. Je voulais juste d'être nuancée : effectivement, c'était notre objectif initial de développer y compris quantitativement les missions SCE. Par contre ce qui peut être envisagé, c'est petit à petit de verdir, en tout cas, de colorer de plus en plus de missions sur un aspect écologique. Encore une fois, qui n'est pas forcément Protection bio-diversité, mais en lien avec les ODD de manière plus globale.
Guillaume : Moi, je veux bien une petite récap / synthèse sur les agréments, entre l'intermédiation par l'unicité, ou autre, et l'agrément collectif ANTL, j'ai du mal à bien voir c'est quoi les avantages ou les inconvénients de l'un et de l'autre, qu'est-ce qu'on peut conseiller?
Marine : L'avantage des deux, c'est que, encore une fois, vous êtes accompagné. Alors c'est difficile de vous faire une réponse carrée, parce qu'en fait l'agrément collectif son fonctionnement, il varie beaucoup en fonction de chaque organisme qui porte un agrément collectif. Il peut avoir des fonctionnements vraiment très différents. Du “vous faites tout seul et vous créez les contrats” à “le national a la main sur tout et vous vous accueillez juste les volontaires”.
Guillaume : en l'occurrence, je parle spécifiquement de celui de L’ANTL : Entre l'agrément collectif ANTL et ce qu'on peut trouver comme plateforme d'intermédiation à la Réunion, type Uni-cité.
MLariner : malheureusement, je vous fais un peu la même réponse que sur l'agrément collectif : sur l'intermédiation aussi il peut y avoir des variations. Vous avez un certain nombre de ressourcesdans le chat. On a aussi un guide de l'intermédiation. On a essayé de vraiment faire des outils spécifiques à La Réunion : il y a un guide de l'intermédiation. Vous avez les contacts de toutes les structures, les thématiques qu'ils abordent et leur lieu de d'intervention. Et, en fait, l'idée, c'est de pouvoir vous rapprocher des structures, en fonction des thématiques qu'ils portent et de leur lieu. Et de voir en fait avec eux qu'est-ce qu’ils peuvent vous proposer en terme de fonctionnement. Principalement les plateformes d'intermédiation elles conservent les 100€. Donc j’ai envie de dire: si vous êtes uniquement dans une démarche financière, de ce que j'ai compris, l’ANTL vous rend ou vous rembourse 30€, si vous vous placez uniquement de ce point de vue-là. Mais c'est pas le cas de toutes les plateformes. Il me semble que la mission locale Est rembourse une partie. Donc, en fait, c'est vraiment à voir en fonction de votre projet, en fonction de la structure. Aussi de son expertise puisque je vous donne des exemples comme ça, Uni-cité est multi thématiques, mais vraiment beaucoup sur la notion de solidarité. Le CROS (comité régional olympique et sportif) va être plutôt sur des missions sportives. L'association Roulé mon zaviron, multi thématiques, mais va être aussi beaucoup sur les missions environnementales. Donc c’est en fonction de votre projet et de votre votre lieu.
J'aurais tendance à dire qu'effectivement l’ANTL aura quand même une lecture plus fine de votre spécificité en tant que tiers lieu. Mais vous avez des acteurs locaux qui ont une vision plus fine de la réalité territoriale donc là c'est vraiment à jauger. Je peux pas vous dire ça ou ça, c'est mieux, c'est vraiment en fonction de votre projet et du partenaire vers lequel vous vous rapprochez.
Joséphine : Je me permets aussi d'ajouter: ca rejoint ce que disait Marine sur l'aspect est ce que vous êtes plutôt intéressé sur des avantages financiers selon les structures et ce qu'elles ont à proposer, il y a aussi l'aspect des valeurs que porte la structure que vous rejoignez, qu’est ce qu’elles défendent et quelles sont leurs actions. Est-ce que ça vous intéresse de rejoindre un réseau avec des actions de plaidoyer ou non? est-ce que ça vous intéresse de créer du lien? Et d'être dans ce réseau là ou pas. Ça peut ne pas vous intéresser, parce qu'en fait vous n'avez pas besoin. Vous êtes déjà dans un réseau qui vous convient. Ça peut aussi vous intéresser de rejoindre ces aspects là. Donc, ça dépend vraiment de vous dans quel but vous vous voulez rejoindre cette structure.
Emilie : Après un service civique. Du coup, une fois qu’un jeune qui a fait une super mission chez nous, c'est quoi les pistes pour pouvoir prolonger la collaboration, que ça soit de l'emploi ou etc. Est-ce qu'il y a des trucs particuliers du fait que un jeune soit venu en service civique dans notre structure? Pour accéder à d'autres types de financement ou d'accompagnement pour prolonger le contrat.
Marine : Dans le cadre du service civique, il n’y a pas de de marchepied vers un autre dispositif. Après il peut y avoir d'autres types de dispositifs vers l'insertion, mais qui ne sont pas forcément notre légitimité sur laquelle intervenir, on sera plutôt dans le champs de l’emploi, apprentissage, stage, emploi aidé.
Emilie : il n’y a rien en lien ? parce qu'on a fait un service civique, on a pas accès à quelque chose de particulier.
Marine : Alors, Quand on réalise une mission de service civique, d'engagement de service civique, on débloque des droits sur de la formation, sur le compte d'engagement citoyen. Donc ça, effectivement - et je n'y ai pas pensé en première lecture car effectivement il avait la notion d'emploi - mais ça peut être aussi une aide à l’insertion professionnelle. C’est aussi sensibiliser les jeunes et leur dire: quand tu auras tes x mois de mission, tu auras débloqué aussi des droits dessus et ça, c'est vraiment des choses qu’il faut avoir en tête pour pouvoir aller les mobiliser.
Guillaume : Il me semble que l’ANTL fait des ateliers qui permettaient à l'issue d'un service civique de voir comment ça peut se transformer en une prolongation de l'activité dans un tiers-lieu.
Joséphine : Alors il faudrait que je me renseigne sur ces sujets, je ne peux pas vous répondre tout de suite. Je pourrais tout à fait vous répondre par mail si ça vous intéresse. Je sais qu'on a une boîte à outils avec des informations, ressources documentées là-dessus
Guillaume : j'ai mis justement le lien de l'encyclopédie tiers-lieu Movilab du service civique en tiers-lieu, et là, il y a les intitulés des différents ateliers dans l'idée, justement, d'accompagner les services civiques à l'issue de leur période de service civique pour les accompagner vers autre chose et vers un engagement, ensuite dans des tiers lieux, et ça ça peut être quelque chose au niveau du réseau régional de la Réunion qu'on peut aussi réfléchir pour trouver une issue pour ces services civiques, de les faire tourner dans les tiers lieux ou alors d'avoir un endroit où répertorie les différentes missions qui peuvent être ensuite prises, vu que y a une acculturation un peu à l'esprit tiers-lieu.
Joséphine : En tout cas, je vous ai laissé l'adresse mail si ca vous intéresse d'en savoir plus sur les les formations précises
Merci la DRAJES et l’ANTL